Le colonel Jean Petit commandant le 1e régiment de tirailleurs marocains et commandant d'armes de Port-Lyautey, Maroc, en 1942.

Colonel Jean Petit


Né le 9 février 1894 à Paris, il est reçu à Saint-Cyr en août 1914 et va s'illustrer durant la Grande Guerre sein du 94e Régiment d'infanterie. Puis, comme lieutenant et capitaine (un des plus jeune de l'armée française, nommé à 23 ans) au sein du 102e Bataillon de chasseurs à pied. Se révélant un entraîneur d'hommes qu'il galvanise par son exemple et sa détermination et qu'il conduit à la reprise du fort de Douaumont, il sera blessé par trois fois et fait chevalier de la Légion d'Honneur à 22 ans. Il termine la guerre avec 3 citations à l'ordre de l'armée et deux citation à l'ordre du corps d'armée, il est décoré de la crois de guerre belge avec palme. De 1920 à 1923 il sert au sein du 30e Bataillon de chasseurs alpins en Allemagne occupée. Instructeur à Saint-Maixent puis après son brevet de l'École supérieure de guerre il rejoint l'encadrement de l'École Spéciale de Saint-Cyr en 1927 comme professeur de géographie et de culture générale. Placé à la tête d'un bataillon d'élèves officiers de 1933 à 1935, il témoigne des plus belles qualités d'instructeur et de chef qui font l'admiration de ses élèves. Au début de la seconde guerre mondiale il sert à l'état-major des fronts tunisiens puis devient directeur général des transports en Afrique du Nord. En 1942 il est le commandant du 1e régiment de tirailleurs marocains au Maroc cantonner à Port-Lyautey. Ces qualités de chef exemplaire sont à nouveau soulignées. Après plusieurs postes auprès des Américains, il est gouverneur militaire de l'île d'Elbe. Au moment du débarquement en Provence, il est chef de la Mission Militaire Française de liaison auprès du 6e corps d'armée américain puis de la 7e armée américaine. Dirigeant avec ardeur et une volonté infatigables les liaisons entre les unités étrangères, il participe au plus près aux combats de la libération de la Provence à l'Alsace, prenant une part glorieuse à la délivrance du territoire national.
Après plusieurs commandements au sein des forces françaises en Allemagne et en Autriche et le dernier encore auprès des Américains à Francfort il termine une brillante carrière. Exemple vivant du chef militaire dans toute l'acceptation du terme.

Grand officier de la Légion d'Honneur, officier de la Légion of Merit, titulaire de 12 titres de guerre.

Décédé le 5 décembre 1997, avec ce chef remarquable et atypique, doyen des soldats, doyen des Saint-Cyrien, s'éteint le dernier survivant de la promotion de la Grande Revanche (1914) qui a perdu au cours des conflits du XXe siècle, 426 officiers "Morts pour la France" sur 773 conscrits.

SUITE