LA TEMPÊTE XYNTHIA

Il n'y a plus rien, hier nous avons retrouvé au bout de la baie d'Aytré des restes du ponton épars sur un large périmètre. Dès que l'eau sera puisée et que l'accès à la plage sera possible, on viendra récupérer un maximum de planches et de parties encore utilisables... La route de la Plâtère n'existe plus et l'accès au carrelet par cette voie est impossible à tout véhicule de tourisme.
Je pars avec Charles pour tenter de récupérer notre cadre métallique ainsi que le filet et peut-être d'autres matériels pour les rassembler sur le parking de la Barbette, qui est lui intact. Nous n'avons rien retrouvé!

Il y a pire comme désastre et pour certains il y a de très grosses pertes.

Nous sommes retournés plusieurs fois sur la plage d'Aytré pour récupérer une partie des morceaux disloqués du ponton de pêche. Il faut une autorisation de circuler dans la zone sinistrée qui cernée par les CRS.
Hier le 9 mars sur la route du bord de mer qui mène à Aytré au point de contrôle par les CRS je montre mon laissé passé tout est en règle le CRS ME DEMANDE DE LUI SIGNALER SI NOUS VOYONS DES "GENS DU VOYAGE" DANS LES PARAGES DES MAISONS SINISTRÉES.
Interloqué, je réponds que je ne suis pas d'accord avec ces méthodes et que cela mérite un débat philosophique. Il me rétorque : "C'est du civisme que de dénoncer les contrevenants..." et laisse entendre que je ne suis pas un bon citoyen. Outré par ces propos je suis sur le point de l'engueuler, heureusement il retourne dans son véhicule et ne répond pas à mon appel.

Catherine et Charles me disent qu'il ne faut pas discuter avec ces gens là, de ne rien dire et de reprendre la route!

Nous avons enfin retrouvé à 600 mètres du premier échouage un autre amas de bois, de poutres et planches entrelacées intimement au cadre du filet qui n'est plus un carré mais une sorte spaghetti géant.