Notes relatives à la descedance de la famille colatérale de charles lebrun ou Le brun premier peintre du roi Louis XIV

  • Charles Le Brun

Deux manuscrits généalogiques semblent dater, l'un du commencement du XIX  siècle et l'autre de 1851, nous ont été donnés en 1887 par Antoine Depuille, grand-oncle maternel de Jeanne Lestret, que j’avais épousée deux ans auparavant.

Antoine Désiré Depuille était né à Pontoise en 1815

Son père Antoine était né le 10 avril 1785 à Crouy Oise et descendait de Charles Lebrun, charpentier menuisier, à la fin du XVI siècle.

Les deux documents paraissent avoir été écrits de la même main et probablement celle du grand-oncle Antoine Désiré Depuille.

Le plus récent est la copie du premier, mais il continu jusqu’en 1851 la généalogie arrêtée dans le premier à l’année 1793. le titre de ces manuscrits est ainsi libellé : « Héritiers de Monsieur Lebrun fondateur de la rente de 300 francs pour les filles et de deux cents francs pour les garçons a percevoir chez le curé de Saint Nicolas du Chardonet à Paris. »

La nomenclature des héritiers commence par : « Charles Lebrun charpentier à Crouy neveu de François Le Brun peintre et fondateur »

Il s’agit bien ici de la branche collatérale de la famille de Charles Lebrun, ou Le Brun, premier peintre du roi né le 24 février 1614, à Paris, mort le 12 février 1690 dont le grand-père était François Lebrun. 

L’illustre peintre Charles Le Brun seigneur de Thionville et premier peintre du roi Louis XIV créa l’académie de peinture et fut nommé directeur de la Manufacture des Gobelins le 8 mars 1663. À la mort de sa mère (Julienne Le Bé) morte en 1668, il lui érigea un magnifique mausolée dans la chapelle Saint Charles Boromée de l’église de Saint Nicolas du Chardonet. Le tombeau fut sculpté par Jean-Babtiste Tuby et Gaspard Collignon sur les dessins de Le Brun. « Enveloppée dans son linceul et demi relevée, Julienne Le Bé, qui repousse de l’épaule la pierre sépulcrale, tient ses yeux fixés sur l’ange du jugement sonnant la résurrection des morts » Satiabor cum apparut gloria tua.

En 1690, quand Ch. Le Brun mourut, sa veuve Suzanne Butey, fit élever un monument, dédié à son illustre époux et l’y rejoignit à son tour le 20 juillet 1699 Coysevox avait accepté de Suzanne Butey la tâche glorieuse de sculpter le buste du maître ainsi que les statues de la religion et de la peinture.

Le texte de l’épitaphe du tombeau de CH. Le Brun, est reproduit page 743 dans l’ouvrage de Henri Jouin : « Œuvres de Le Brun et les Arts sous Louis XIV » grand in-folio de 820 pages. 

Dans la chapelle de des Le Brun, on peut admirer un tableau d’Autel qui représente Saint Charles Boromée en prière, est à bon droit célèbre.

Plusieurs membres de la famille de Le Brun ont été inhumés dans la chapelle. Nous avons dit que François Lebrun peintre et fondateur de la rente citée au début de ces notes était le grand-père de l’illustre peintre.

Le père de celui-ci était Nicolas Le Brun peintre et sculpteur, né à Crouy, où vivait lors la Le Brun et où en particulier est resté durant de longues années la descendance qui se trouve consignée dans les deux manuscrits généalogiques que nous possédons. 

La profession modeste de charron-menuisier qui était celle des Le Brun à Crouy, explique pourquoi cette grande famille y est demeurée. À Charles Lebrun, charpentier-charron succéda dans la même profession, Barthélemy son fils.

Claude Nivelon, élève du premier peintre du roi, au XVII siècle, a écrit une biographie de son maître et Henri Jouin lui a consacré un important ouvrage.

Les deux historiens n’ignorent pas la famille Le Brun et ne doutent pas de sa parenté avec le grand peintre. Toute fois Henri Jouin fait erreur sur le degré de parenté quand il dit, que Nicolas Le Brun, père du peintre devait avoir un frère à Crouy.

Ce n’était pas un frère, mais un cousin germain. En effet, la généalogie qui est entre nos mains précise que Charles Le Brun charpentier à Crouy était le neveu François Le Brun peintre et fondateur.

Il nous est donc permis de dire que c’est François Lebrun et non Nicolas qui avait un frère à Crouy et que Ch. Lebrun charpentier était son neveu et non son fils.






Annoblissement de Jeanne d'Arc et de charles le brun


Extait de l'édition originale

Les familles françaises considérées sous le rapport de leur prérogatives honorifique  héréditaires ou recherches historiques sur l'origine de la noblesse par A.L. Laigue chef des bureaux des lois et archives du ministère de la Justice.  

Imprimerie royale à Paris

Chez Petit, libraire de L.L.A.A. Monsieur le frère du Roi et de monsieur le Duc de Berri. 

Palais Royal n°257

Rondonneau et Dècle, au dépot des lois. Place du palais de Justice n°1

1815


"Il y a eu comme on sait un assez grand nombre d'annoblissements par lettres ; mais je n'en connais que cinq mille environ.